Eglise Notre-Dame-de-la-Nativité de Villeneuve-le-Comte
Patrimoine Religieux de Seine-et-Marne - Eglises de Brie-Sénart

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Eglise Notre-Dame-de-la-Nativité - Villeneuve-le-Comte - Patrimoine Religieux de Seine-et-Marne

On a dit que Gaucher de Châtillon avait jeté les fondations de l'église de Villeneuve en 1203. A cette date, la seigneurie appartenait à Robert de Dreux, et ses deux gendres, qui lui succédèrent successivement, s'appelaient Gaucher de Salins et Guy de Châtillon. En confondant les deux noms, on a créé un être fictif comme vicomte de Crécy : Gaucher de Châtillon. En tout cas, la date donnée de 1203 pour la pose de la première pierre de l'église de Villeneuve explique suffisamment qu'on trouve dans cette construction quelques parties reflétant le style de la transition, notamment dans la chapelle du Sacré-Coeur. Alors que les colonnettes à gorges sont du XIIIe, leurs chapiteaux appartiennent à la fin du XIIIe. La date de son achèvement explique aussi les raisons des chapiteaux à crochets des trilobés et du quatre feuilles du portail qui n'ont du XIIIe siècle que la réputation que certains écrivains traditionnalistes veulent bien leur faire pour paraître érudits, mais qui en réalité sont caractéristiques; du style du XIVe. Ce qui caractérise le XIIIe siècle dans cette église c'est le triplet du chevet et les sept arcatures ternées du triforium à l'abside, lesquelles imitent ce triplet. Il convient de faire remarquer, en effet, que les triforiums en général n'ont pas cette forme; ils se composent d'une série d'arcatures de même hauteur qui sont la marque des triforiums du XIVe siècle.
Le portail est beau ; mais il ne vaut pas, loin de là, les portails des églises de l'époque de transition. Orné de colonnettes et de voussures, il porte au trumeau une statue, mais détériorée. Les arcs trilobés et le quatre-feuilles encadrent des sculptures effacées de la Vierge et l'Enfant assis; des Mages et de l'Agneau. Une statue d'évêque orne l'estanfique. Toute cette statuaire XIIIe siècle est clans un cadre qui sera le style général du XIVe siècle. Le triforium de la nef supporte, dans la ligne de ses estanfiques, des colonnettes superposées qui s'élèvent aux voûtes de la nef en lui donnant l'apparence d'élégante légèreté que sans la colonne elle n'aurait pas. L'abside pentagonale s'éclaire de fenêtres ogivales simples qui ne sont pas des lancettes. Les restaurations que cet édifice historique a subies de la part de l'Etat en 1861 et 1870 ont sans doute dû modifier les baies primitives.
Les bas-côtés n'offrent rien de particulier. Quant aux dosserets extérieurs et aux piliers qui les séparent de la. nef, cantonnés de colonnes, avec gorges à la base, ils sont bien du XIIIe siècle. Cette nef est éclairée par des rosaces à six rayons du XIVe sous sa voûte ogivale à double tore munie de clefs.
La chapelle Saint-Joseph est ornée d'une niche à colonnettes et chapiteaux. Le banc d'oeuvre, qui est classé est du XVIe siècle. Ses trois panneaux sont sculptés de personnages bibliques et le dossier représente, sculptée en haut relief, une Sainte Vierge écrasant le serpent. Une statue en pierre de grandeur naturelle décore le maître-autel. On a dû lui restaurer la tête ou du moins sa couronne, car tandis que ses draperies sont ourlées d'arabesques d'un style ultérieur, à notre sens, sa couronne présente une dentelle de coeurs ajourés qui paraissent être du XIVe siècle. Plus loin est un beau tableau sculpté sur bois : un saint Jean Baptiste à l'agneau et la croix.
On relève six pierres tombales allant du XIIIe au XVIIe siècle.

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