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Les Sacrements - Porte ouverte donnant sur la réalité divine

Les sacrements sont aujourd'hui au nombre de sept :

  • Les sacrements d'initiation : le Baptème , la Confirmation , l'Eucharistie
  • Les sacrements de guérison : la Réconciliation, l'Onction des malades
  • Les sacrements de service : le Mariage, l'Ordre

Pour les chrétiens, un sacrement est d’abord un signe sensible du dessein de Dieu sur le monde, une vérité révélée par Dieu aux croyants. Saint Thomas d’Aquin dans la Somme Théologique écrit : « Un sacrement est donc un signe qui remémore la cause passée, la passion du Christ ; manifeste l’effet de cette Passion en nous, la grâce ; et qui prédit la gloire future ». ( ST III, Question 60, Article 3 ).

Cette même définition s’applique aussi au mot mystère qu’on retrouve dans l’expression « mystère pascal ». Ce mot vient du latin mysterium emprunté au grec mustêrion qui désigne un culte à initiation parfois un culte secret. Ces cultes païens souvent cachés, parfois pratiqués dans des grottes ; utilisant des symboles , des codes et des mots de passe fascinaient les populations par cette obscurité. Le sens chrétien du mot mystère est tout autre. Il exprime simplement que la révélation divine est inaccessible à l’intelligence de l’homme.
Le mot sacrement lui, vient du latin ecclésiastique « sacramentum » qui désigne tout objet ayant un caractère sacré. En latin classique , il signifie dépôt d’argent fait aux dieux comme garantie de sa bonne foi, serment prêté lors de ce dépôt ou lors d’un procès, serment d’engagement militaire, marque indélébile d’appartenance gravée sur la peau.
L’usage du mot sacrement pour désigner les activités cultuelles chrétiennes permettait d’éviter la confusion avec les religions à mystères païennes.

Les sacrements par Saint Thomas d'Aquin dans la Somme théologique

Les sacrements sont constitués de deux parties : un signe sensible et des paroles. Dans un sermon sur le sacrement de l’autel aux enfants , Saint Augustin écrit « Otez la parole, c'est du pain, c'est du vin. Joignez-y la parole, et voilà un sacrement. ». L’action du sacrement sur l’homme se situe ainsi à deux niveaux : le signe touche son corps et la parole devient un objet de foi pour l’âme. A ce sujet , Saint Thomas d’Aquin cite Saint Augustin qui écrit « D’où vient à l’eau une si grande vertu qu’elle touche le corps et lave le cœur ? . Ne lui vient-elle pas de la parole qui opère non parce qu’elle est dite mais parce qu’elle est crue ? ». ( ST III, Question 60, Article 6 ). 

Les sacrements ont deux effets : ils produisent la grâce qui rend l’homme capable d’accomplir la volonté de Dieu et ils marquent l’âme de l’homme du sceau du Christ.
La vertu des sacrements vient spécialement de la passion du christ puisque , pour les chrétiens, c’est par sa passion qu’il a délivré l’homme de ses péchés, péchés qui l’éloignent de Dieu. Saint Thomas d’Aquin insiste donc sur l’importance particulière du baptême et de l’eucharistie, sacrements institués par Jésus-Christ. « L’eau et le sang jaillis du côté du Christ en croix symbolisent cette vérité, l’eau se rapporte au baptême et le sang à l’eucharistie, car se sont les sacrements les plus importants » ( ST III, Question 62, Article 5 ).
Par le sceau dont elle est marquée , l’âme est désignée pour recevoir ou transmettre aux autres ce qui concerne le culte divin. Seuls trois sacrements marquent l’âme du sceau du Christ : le baptême qui est la porte de tous les autres sacrements , la confirmation associée longtemps au baptême dans la même cérémonie et l’ordre qui mandate des hommes pour donner les sacrements.