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Le monarchianisme est un monothéisme du deuxième siècle qui m’admet pas la diversité en Dieu. Il est apparu dans l’Eglise catholique en réaction à des accusations de polythéisme. En effet, aux yeux de certains de leurs contemporains , comme les chrétiens adorent le Christ , ils adorent deux Dieux. Face à cette accusation , trois solutions se présentent : la première est de reconnaître le principe de deux Dieux comme l’ont fait les gnostiques. On peut aussi nier que le Christ soit Dieu ou nier que le Christ soit un autre Dieu, ce sont les deux formes de monarchianisme.

Monarchianisme , appauvrissement de la Trinité
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Dans le premier cas le Christ est un homme devenu fils de Dieu par adoption, on appelle cette doctrine l’adoptianisme. Dans le deuxième cas le Christ est Dieu lui même venu à nous sous un mode différent, on appelle cette doctrine le modalisme ou le monarchianisme unitarien. Elle nie l’existence dans Dieu de tout temps de trois personnes distinctes. Pour le modalisme, le Père , le Fils et le Saint Esprit ne sont que trois façons différentes pour Dieu d’entrer en relation avec le monde.   
Le premier à professer cette doctrine fut Noët un prêtre natif de Smyrne. Vers 180, il enseignait que c’était Dieu lui même qui avait été crucifié et était mort sur la croix. Cette forme extrême de monarchianisme s’appelle le patripassianisme , elle ne reconnaît pas la diversité dans Dieu. Hippolyte de Rome , prêtre mort en 235 , raconte dans un texte contre Noët qu’il se faisait appelé Moise et que son frère se faisait appeler Aaron. Il raconte aussi que face aux prêtres qui l’entendaient avant de prononcer son exclusion de l’Eglise il dit pour sa défense « Quel mal fais-je en glorifiant un seul Dieu , et aucun autre que lui , qui est né , qui a souffert et qui est mort. ». Epigone , son disciple, vint à Rome vers 198. D’après Hippolyte il y rencontra un certain succès auprès des évêques de Rome particulièrement sous les papes Zéphyrin 1er ( 198-217 ) et Calixte 1er ( 217-222 ).

La théologie de Noët fut reprise par Praxéas un prêtre d’Asie mineure. C’est grâce à l’ouvrage de Tertullien « Contre Praxéas » que nous connaissons l’existence de ce farouche opposant au montanisme. D’après Tertullien, Praxéas , d’abord adepte du montanisme , réussit à convaincre le pape Zéphyrin de ne pas reconnaître les prophéties de Montan et introduisit à Rome un modalisme dérivé de Noët. Comme écrit Tertullien « il chassa la prophétie et il introduisit, l'hérésie; il mit en fuite le Paraclet, et il crucifia le Père. ». Pour Praxéas , ce n’est pas Dieu qui a souffert sur la croix mais : « l'Esprit de Dieu n'ait rien souffert en son nom, parce que, s'il a souffert quelque chose, il l'a souffert dans le Fils en qui était aussi le Père, attendu que le Fils souffrait dans sa chair. ». On rejoint là l’adoptianisme mentionné plus haut.