Les rites d'ouverture
Au début de la messe le célébrant, au bas de l'autel, prononce l'antienne "introibo ad altare dei" ( "Je m'approcherai de l'autel de Dieu" ). Le servant ou les ministres poursuivent : "ad Deum qui laetificat iuventutem meam" ( "De Dieu la joie de ma jeunesse" ) .
Le célébrant se reconnaît indigne d’y monter car il connaît la grandeur des mystères sacrés et les dispositions qu’ils exigent. Il récite en alternance avec les servants ou les ministres le psaume Judica me qui exprime en même temps la crainte, la confiance et le désir de paraitre devant Dieu. Le titre du psaume 42 (Judica me) est : « Prière pour obtenir justice et être reçu auprès de Dieu. » On ne récite pas le psaume Judica me aux messes des morts, ni au temps de la Passion, à cause du verset « Pourquoi es-tu triste, ô mon âme, pourquoi es-tu dans le trouble ? », puisqu’il faut être dans la tristesse en ces circonstances de deuil.
Il termine le psaume par un "Gloria Patri et Filio et Spiritui Sancto" et répète l'antienne "introibo ad altare dei" toujours en alternance avec les servants ou les ministres. Il introduit la confession par "Adiutorium nostrum in nomine Domini Qui fecit caelum et terram" ( Psaume 124 : Notre secours est dans le nom du seigneur , Il a fait le ciel et la terre ).
Le prêtre, s’incline et confesse ses péchés pour en obtenir le pardon, en récitant le Confiteor. Cette prière comprend deux parties qui correspondent aux deux fins du sacrement de pénitence : demander pardon pour ses péchés et demander les grâces nécessaires pour mieux résister aux tentations. Le servant ou les ministres répondent avec "Misereatur tui omnipotens Deus, et, dimissis peccatis tuis, perducat te ad vitam æternam. Amen" ( Que le Dieu tout-puissant vous fasse miséricorde, qu’il vous pardonne vos péchés et vous conduise à la vie éternelle.
Amen. )
Après le célébrant, les fidèles, ou les servants en leur nom, récitent aussi le Confiteor ; ainsi contrits de leurs fautes, ils pourront mieux participer aux effets propitiatoires du sacrifice.
Le célébrant leur répond avec "Misereatur ... ". Il ajoute : "Indulgentiam, absolutionem, et remissionem peccatorum nostrorum tribuat nobis omnipotens et misericors Dominus. Amen ( Que le Seigneur tout-puissant et miséricordieux nous accorde l’indulgence, l’absolution et la rémission de nos péchés. Amen. ).
On notera que les deux prières "Misereatur" et "Indulgentiam" sont de simples demandes, elles ne sont pas une absolution sacramentelle.
Le prêtre monte à l’autel en récitant à voix basse une prière où il demande encore la purification de ses péchés. Il baise l’autel en invoquant les saints dont les reliques sont dans l’autel (ou dans la pierre d’autel pour les autels non-consacrés). "Nous vous en prions, Seigneur, par les mérites de vos saints dont nous avons ici les reliques et de tous les saints, daignez pardonner tous nos péchés. Amen".
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